Magny-les-Hameaux : la ferme de Buloyer attend toujours un repreneur

Plus de 2 500 m2 de serres à l’abandon, 4,5 hectares de terres agricoles en friches… Depuis un an et demi et le départ des Jardins de Cocagne pour raisons financières, la ferme de Buloyer à Magny-les-Hameaux est inoccupée.

Pour SQY’Pousse, cette ferme du XVe siècle se prêterait bien à un espace-test agricole (ETA), « une couveuse pour de jeunes agriculteurs, pour leur mettre le pied à l’étrier ».

« Beaucoup de gens ont très peur que Buloyer parte dans les mains d’un promoteur immobilier, indique Philippe Tellier. Ce serait un très mauvais symbole si la vocation agricole disparaissait et qu’on y mettait un hôtel par exemple. »

Le maire, Bertrand Houillon (Génération.s), se dit, lui aussi, inquiet de voir l’agglomération « vendre les lieux. J’avais proposé d’en faire une miellerie, une légumerie… Tout a été refusé par l’agglomération. » Pourtant, selon l’élu magnycois, la ferme a « un très fort potentiel. C’est un lieu de passage entre la vallée de Chevreuse et Saint-Quentin-en-Yvelines. »

Source : Actu 78 (13 avril)

Ce cas est une illustration du désastre amené par les fusions de communes que l’UPR dénonce.

Un maire,  proche de sa commune et de ses citoyens, mais qui est totalement démuni puisqu’il a perdu tout pouvoir et dépend maintenant du bon vouloir mystérieux de la communauté de communes tout comme la France a perdu sa souveraineté au profit des eurocrates de Bruxelles.

Un patrimoine historique et des terres agricoles qui sont laissées à l’abandon car l’entreprise qui les gérait ne s’était pas adaptée au modèle industriel ultra productiviste  inscrit dans le marbre des traités européens avec l’article 39 du TFUE  et la concurrence des produits étrangers à bas coûts (de main d’œuvre) qui en découle

Un système régi par la loi de l’argent et du profit qui n’hésitera pas à tout détruire comme pour la magnifique ferme de la Renaudié près d’Albi, sacrifiée pour construire une grande surface supplémentaire inutile. A Albi, ce sont 20 hectares de terres agricoles qui vont être bétonnées pour rajouter une nouvelle enseigne de Bricolage alors que le centre ville est à l’agonie. La loi de la finance n’a que faire du patrimoine et de la souveraineté alimentaire lorsqu’il faut imposer des grandes surfaces commerciales normalisées et aseptisées.

Et  des citoyens qui entrent en résistance pour que ce petit morceau de l’histoire et du patrimoine agricole français ne disparaisse pas. Nous ne pouvons que féliciter le collectif SQY Pousse.

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