La démocratie et la souveraineté populaire vues par les « élites »

Quoi que l’on pense de Notre Dame Des Landes, la décision de gouvernement vient de nouveau de bafouer un référendum malgré les déclarations du candidat Macron.

 

C’est le deuxième référendum bafoué cette année puisque le référendum corse de 2003 s’est vu lui aussi trahi au premier janvier 2018 avec la disparition des départements corses.

Apres le référendum alsacien de 2013, une loi fut adoptée en 2014 pour supprimer l’obligation de consultation populaire en cas de réformes territoriales. Quand le peuple vote mal, on supprime le vote.

Les référendums français et hollandais de 2005 ont tous les deux été trahis par le traité de Lisbonne en 2008.

Les Hollandais ont été trahi une fois de plus en 2017 avec l’entrée de l’Ukraine dans Schengen malgré le référendum hollandais de 2016.

Face à ce mépris des référendums, il est interressant de lire les déclarations des différents responsables politiques.

«  Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités […]Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens.  »

Jean-Claude Juncker (janvier 2015), président de la Commission européenne

«  Interroger un pays sur des sujets extrêmement compliqués – on l’a vu au moment du traité constitutionnel –  aboutit à une inconscience collective . »

Alain Minc (octobre 2010), essayiste

«  Il faut arrêter de penser que les élites sont mauvaises et que le peuple est bon. Je ne crois pas que le peuple, dans sa grande sagesse, est capable de tout comprendre . »

Sylvie Goulard (mai 2016), ancien ministre

«  Nous ne ferons par l’erreur de David Cameron, rassurez-vous. Nous n’allons pas faire de référendum sur la sortie de la France de l’Union européenne, ça, je puis vous l’assurer . »

Ségolène Royal (juillet 2016), ancien ministre, ancienne candidate à l’élection présidentielle

«  Assumer la responsabilité [des résultats électoraux], cela veut dire [pour les chefs de parti] ne pas redonner ce mandat aux électeurs . »

Frank-Walter Steinmeier (décembre 2017), président allemand

 

« On sait très bien que ceux qui se déplacent ne viennent pas répondre à la question mais exprimer leur mécontentement général »

Pierre Bédier, président du département des Yvelines.

 

 

Le 21 Janvier 2018, dans une interview à la BBC, Macron admet que les français voteraient probablement en faveur d’un FREXIT s’ils en avaient l’occasion dans un référendum.

Quel cynisme. Sachant pertinemment que le peuple ne veut plus de l’UE, le président continue à parler de fédéralisme et de souveraineté européenne. Le vote UPR, le parti de rassemblement du FREXIT censuré par l’élite politico-médiatique est là pour que les français puissent enfin sortir de la prison de l’UE.

 

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